Le soufre est un élément chimique vital pour la vie humaine. Il est présent en abondance dans de nombreux aliments consommés au quotidien. Il est essentiel pour la structure et la fonction de certaines protéines, ainsi que pour la santé des cheveux, de la peau et des ongles. La question suivante se pose : quels sont les aliments riches en soufre ?
Symbolisé par la lettre S, le soufre est classé en tant que troisième minéral le plus présent dans le corps humain, juste après le calcium et le phosphore. Ce minéral est qualifié d’essentiel, car l’organisme est incapable de le synthétiser par lui-même. Le soufre joue un rôle primordial dans les processus biologiques de l’organisme, ce qui en fait un composant de première importance.
Réparti au sein de divers tissus organiques, le soufre intègre, entre autres, la structure de la kératine qui compose les phanères tels que les ongles, la peau et les cheveux. Il en est de même pour la chondroïtine sulfate qui constitue le cartilage articulaire. En outre, le soufre se trouve dans la structure des vitamines B1 et B8.
Le soufre protéique et non protéique
Le soufre protéique est présent au sein des protéines, prenant la forme d’acides aminés soufrés tels que la méthionine et la cystéine. Le soufre non protéique, quant à lui, ne provient pas des acides aminés soufrés.
Le soufre revêt des rôles aussi variés qu’indispensables au sein de l’organisme, en participant activement à plus de 400 réactions enzymatiques. En outre, il joue un rôle important dans la constitution des protéines et combat les effets du vieillissement.
Sources alimentaires de soufre
Le soufre est principalement dérivé des aliments renfermant des protéines animales. Des sources telles que la viande, le poisson, les fruits de mer et les œufs sont particulièrement riches en acides aminés soufrés. Les rognons, les foies, et une variété de viandes comme le porc, le poulet, l’agneau, le veau et le bœuf constituent des sources riches en soufre.
Avec une concentration atteignant 199 mg de soufre pour chaque tranche de 100 g, le foie de veau se distingue comme l’un des aliments les plus riches en soufre, tout en offrant une densité nutritionnelle exceptionnelle. Pour les personnes qui souhaitent varier les plaisirs culinaires, les rognons et les cœurs sont également des options à envisager.
Les fruits de mer et les poissons comme le saumon, les crevettes, les huîtres et le cabillaud sont également des aliments qui regorgent de soufre. Le cabillaud fait partie des plus concentrés en soufre, avec une teneur d’environ 260 mg pour chaque tranche de 100 g.
Parmi les condiments, sauces et herbes, il convient de citer l’oignon, l’ail frais, la ciboulette et l’échalote. En ce qui concerne les légumes, le chou vert, le cresson de fontaine, les choux de Bruxelles, les lentilles, le brocoli, les pois chiches, le navet et le poireau sont d’excellentes sources de soufre. Le soufre présent dans ces légumes contribue non seulement à leur saveur distinctive, mais également à leur valeur nutritive.
Le riz long grain : cet élément fondamental de la cuisine asiatique contient environ 35 mg de soufre pour chaque tranche de 100 g. Du fait de sa teneur élevée en acides aminés essentiels, l’œuf constitue une source substantielle de soufre, fournissant environ 125 mg pour chaque tranche de 100 g. Le soufre présent dans les œufs joue un rôle fondamental dans la formation de diverses protéines essentielles pour le corps humain.
Rôles et bienfaits du soufre
Une carence en soufre perturbe le processus de synthèse des protéines. Le soufre joue un rôle actif dans la production d’acides aminés essentiels et contribue de manière significative à divers processus biologiques. Ses propriétés anti-inflammatoires offrent des avantages considérables en matière de soulagement des problèmes respiratoires liés aux troubles de la sphère ORL, aux affections pulmonaires et au tabagisme.
Dans le cas d’une forte consommation de soufre, l’excès est généralement éliminé dans les urines, ne présentant pas de danger pour l’organisme.
Toutefois, il convient de faire la distinction entre le soufre naturellement présent dans les aliments et le dioxyde de soufre, un additif potentiellement nocif, souvent utilisé dans la conservation des aliments.
Une connaissance appropriée de la quantité de soufre que vous consommez dans votre alimentation ainsi que de l’importance de maintenir cet équilibre favorise le bien-être général.
| Aliment | Teneur en soufre (mg/100g) |
|---|---|
| Foie de veau | 199 |
| Cabillaud | 260 |
| Oeuf | 125 |
| Riz long grain | 35 |
Nous connaissons tous le soufre : il est reconnaissable à son odeur caractéristique d’œuf pourri. C’est lui qui fait pleurer lorsque l’on épluche un oignon. Mais le soufre est aussi un minéral qui intègre la formation de plusieurs acides aminés fondamentaux pour le corps humain : méthionine, thiamine, cystéine... Il est au cœur de nombreuses réactions chimiques de l’organisme.
Dans l’imaginaire populaire, le soufre est associé à l’odeur typique dont il est la cause. Son nom découle du latin Sulfur. Lorsqu’il brûle, il émet une flamme de couleur bleue. Il donne à certains cristaux le contenant leur couleur jaune vive. Il est utilisé par l’humanité depuis des centaines d’années dans des rôles variés : désinfectant, insecticide…
Etant donné la quantité de soufre dans le corps humain (il représente 0,3 % de la masse corporelle), ce n’est pas un oligo-élément, mais un macro-élément. Il est absolument nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme, mais également de tous les tissus vivants.
Sa carence dans le corps provoque une fragilité des ongles et des cheveux, des signes digestifs (nausées, vomissements et diarrhée), une éruption cutanée, de l’arthrite et des pertes de mémoire. Il permet la formation de la cystéine et de la méthionine. Ces acides aminés participent à la synthèse de toutes les protéines du corps.
C’est ce qui permet de comprendre l’importance du soufre pour le corps : la méthionine, un acide aminé constitué à l’aide du soufre, est nécessaire à la formation de toutes les protéines de l’organisme. Ainsi, le soufre est impliqué dans la réparation de l’ADN, les enzymes, la lutte contre les radicaux libres ou encore la préservation des tissus de l’organisme.
La méthionine a notamment pour effet de fortifier les ongles et les cheveux, ce qui explique qu’on la retrouve proposée dans des produits pour la beauté des ongles et de la chevelure. Mais ses bienfaits ne s’arrêtent pas là ; elle protège le foie en évitant la formation de dépôts de graisse, et participe à la fabrication de protéines au niveau des muscles, ce qui améliorerait la récupération après une séance de sport.
Elle favorise la santé des ongles et, associée à la vitamine B6, la cicatrisation de la cornée et la formation des cheveux. Dans l’organisme, c’est un détoxifiant et anti-oxydant très efficace. Il est capable de s’associer aux métaux lourds susceptibles de se trouver dans le corps, comme par exemple le cadmium, le mercure, l’arsenic et le plomb, ce qui permet ensuite à l’organisme de les évacuer.
Le soufre est l’un des éléments les plus importants pour le corps humain. Il intervient à de multiples niveaux et a donc naturellement intégré la formulation de nombreux médicaments et compléments alimentaires. Moins connu que le calcium ou le magnésium, le soufre est pourtant un minéral essentiel à notre organisme. Il entre dans la constitution de bon nombre de composés biologiques garants de notre équilibre.
Le soufre est en effet présent dans la structure de deux acides aminés, les unités qui forment les protéines. Le premier, la méthionine, est exclusivement apporté par l’alimentation : il s’agit d’un acide aminé essentiel.
Les acides aminés soufrés, la méthionine et la cystéine, sont la principale source de soufre de notre alimentation. Ils sont plus abondants dans les protéines animales que végétales. La viande de poulet, de bœuf ou le poisson en contiennent environ 5%. Les produits laitiers un peu moins, environ 4%, excepté le lactosérum plus fortement pourvu.
La seconde source de soufre provient de la consommation de légumes et condiments de deux familles de plantes : les Brassica et les Allium. Les légumes du genre Brassica (anciennement appelés crucifères) sont principalement les choux : brocoli, chou-fleur, choux de Bruxelles… Le genre Allium regroupe des condiments (oignons, échalotes, ail, ciboulette…) et légumes (poireaux). Pour tirer le meilleur parti de cette source de soufre, il est préférable de consommer ces condiments coupés en fines tranches et crus.
À côté de ces différentes sources de souffre organique, il existe une source de soufre inorganique : l’eau de boisson. Il existe également des eaux sulfurées, qui contiennent du soufre sous la forme de sulfure d’hydrogène. Ces eaux sont utilisées à des fins médicinales, dans le cadre de cure thermale.
Les légumes du genre Brassica, le brocoli notamment, sont dotés de vertus anticancéreuses grâce à leurs composés soufrés. Ces composés soufrés sont également en mesure de jouer un rôle détoxifiant qui contribue à cet effet protecteur.
Certaines études épidémiologiques ont par ailleurs mis en évidence une diminution du risque de développer certains cancers chez les personnes dont la consommation de végétaux de la famille des Allium est importante. Les données les plus probantes concernent les cancers du système digestif. Ces condiments semblent exercer un effet protecteur notamment contre le cancer de l’estomac et le cancer colorectal.
Le soufre entre dans la structure de l’insuline, l’hormone produite par le pancréas pour réguler le taux de sucre sanguin. La cystéine et ses dérivés sont impliqués dans la régulation de la sécrétion de l’insuline. La supplémentation en taurine pourrait ainsi apporter des bénéfices en cas de diabète.
Les acides aminés soufrés apportent le soufre nécessaire à la fabrication de certains glycosaminoglycanes (GAG) comme les chondroïtines sulfate, les dermatanes sulfates, les kératanes-sulfate et les héparanes-sulfate. Ces composés sont abondants dans le cartilage, les tendons et ligaments. En cas d’apports déficitaires, leur production est mise à mal.
Les composés soufrés pourraient améliorer la récupération après un effort physique.
Certains composés soufrés apparaissent en mesure de combattre les réactions allergiques. L’ensemble des traitements a amélioré les symptômes affectant la sphère nasale. La dose quotidienne de 3g s’est montrée la plus efficace pour les contrôler.
Les bienfaits potentiels du soufre pourraient également concerner la sphère cérébrale. Plusieurs essais cliniques conduits au cours des dernières années ont mis en évidence les bienfaits d’une supplémentation en sulforaphanes en cas d’autisme.
Le soufre apparaît donc être un allié pour notre santé. La méthionine peut en effet générer un stress oxydatif qui accélère le vieillissement. Notre foie est cependant en mesure d’éliminer l’excès de méthionine, à condition de disposer d’un stock suffisant de glycine. Cet autre acide aminé est en effet indispensable au déroulement de ce phénomène.
Une alimentation riche en viande et en produits laitiers peut entraîner un dépassement des besoins moyens en acides aminés souffrés, remarquent les auteurs, car ces aliments contiennent des quantités plus élevées de ces acides aminés. « Les personnes qui consomment beaucoup de fruits et légumes consommeront des quantités moindres d'acides aminés soufrés.
Parmi les acides aminés figurent les acides aminés soufrés. Le soufre entre dans la composition d’un acide aminé, la méthionine (MET), et d'autres acides aminés soufrés dont la cystine, la taurine, la carnitine ou encore le glutathion. Ces acides aminés soufrés jouent un rôle important dans l'élimination des produits toxiques.
Une alimentation riche en viande et en produits laitiers peut entraîner un dépassement des besoins moyens en acides aminés souffrés, remarquent les auteurs, car ces aliments contiennent des quantités plus élevées de ces acides aminés.
Alors, prêts à respirer un peu mieux ? 1. Les légumineuses : haricots, pois chiches, lentilles…Résultat ? Lorsqu’ils fermentent dans l’intestin, ils produisent du méthane et du sulfure d’hydrogène, responsables de ces fameuses odeurs d’œuf pourri. 2. Le chou et ses cousins crucifèresEn bouche, ils sont délicieux. Mais dans l’intestin, ils deviennent explosifs !Ils fermentent facilement, surtout si on les mange crus ou en grandes quantités, et produisent des gaz souvent très odorants. 3. Les produits laitiers (si vous êtes intolérant au lactose)Cela provoque ballonnements, gaz, douleurs abdominales, et bien sûr, flatulences malodorantes. 4. Les oignons, échalotes, ailRésultat : fermentation rapide dans le côlon, et production de gaz contenant des composés soufrés. 5. Les édulcorants artificiels (sorbitol, mannitol, xylitol…)Ils provoquent une fermentation intense, avec à la clé : gaz, ballonnements, diarrhée… et une odeur pas très glamour. 6. Les boissons gazeuses et la bièreElles peuvent aggraver la sensation de ventre gonflé et favoriser des gaz odorants si elles sont associées à d’autres aliments fermentescibles. 7. Certains fruits riches en fructoseFruits à surveiller :Pommes, Poires, Mangue, Raisins, Pastèque. 8. Les aliments riches en soufreOutre les légumes crucifères, d’autres aliments contiennent naturellement du soufre, et participent aux odeurs fortes. Parmi eux :Viandes rouges en grande quantité, Oeufs (le jaune surtout), Fruits de mer.
Les gaz, c’est naturel. Mais des gaz très odorants et fréquents peuvent indiquer une alimentation trop riche en fermentescibles, une mauvaise digestion, ou un déséquilibre du microbiote intestinal. Pour limiter les odeurs : Évitez les excès des aliments cités, Mangez lentement, sans parler trop (on avale moins d’air), Hydratez-vous régulièrement, Bougez après les repas pour stimuler le transit, Intégrez des plantes digestives : fenouil, gingembre, menthe, carvi Et surtout : faites la paix avec votre ventre.
« Les informations fournies dans cet article sont destinées à informer et à promouvoir la compréhension et la connaissance générale du soufre. Elles ne sont en aucun cas destinées à se substituer aux conseils professionnels de santé, au diagnostic ou au traitement médical. Les compléments alimentaires à base de soufre ne doivent jamais remplacer un régime alimentaire équilibré et varié. Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer toute nouvelle routine de supplémentation, en particulier si vous avez des conditions médicales préexistantes ou si vous prenez d’autres médicaments.
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