L'Abbaye de Sept-Fons, anciennement connue sous le nom d'"Abbaye Notre Dame de Saint-Lieu", a été fondée en 1132 dans le Bourbonnais, dans le cadre de la réforme cistercienne initiée par l'Abbaye de Cîteaux.
Histoire de l'Abbaye
Pour bien comprendre l’histoire de l’abbaye de Sept-Fons, il faut remonter loin en arrière… Hop, nous voilà en 1098, et trois moines fondent l’abbaye de Cîteaux et initient ainsi la réforme « cistercienne ». Leur but ? Ensuite, tout va très vite ! Dès 1118, l’abbé de Cîteaux envoie le très charismatique Bernard (oui, le futur « saint Bernard de Clairvaux » !) fonder l’abbaye de Fontenay.
Après un déclin au XVIIe siècle, elle a connu un renouveau avant d'être affectée par la Révolution française. Après un long exode, les moines sont obligés de racheter leur propre abbaye. Ils y reprennent la vie monastique en 1845.
Sept-Fons sort de l’anonymat vers 1656, grâce à la réforme introduite par son abbé, le jeune Dom Eustache de Beaufort, et connaît alors une de ses périodes les plus florissantes, comptant jusqu’à 150 moines. Ses bâtiments actuels, aux toits mansardés et harmonieux, datent de la veille de la Révolution française.
De 1899 à 1935, sous l’abbatiat de Dom Chautard, Sept-Fons fonde plusieurs monastères de par le monde et lutte pour sa propre survie économique en lançant la Germalyne®, point de départ de gamme GERMA®.
Aujourd’hui, l’Abbaye de Sept-Fons compte plus de 80 membres, dont de nombreux jeunes venant des quatre coins du monde. Fidèles à la règle de S. Benoît, ils s’efforcent de maintenir l’équilibre entre la prière, l’étude et le travail, notamment le travail manuel.
La Vie Monastique et le Travail Manuel
Les moines de l'Abbaye de Sept-Fons vivent selon la règle de Saint Benoît, "Ora et labora", combinant prière, lecture et travail manuel. Un certain temps est alloué au travail manuel dans la journée encadrée des moines. Le travail manuel est une valeur indissociable de la vie d’un moine, afin de trouver un équilibre avec son temps de prière.
Saint Benoît est réaliste. Appelé à une aventure extraordinaire - vivre proche de Dieu et collaborer à l’œuvre du salut -, le moine reste un homme ordinaire. L’idéal de sa vocation, il le réalise au milieu des exigences communes à toute vie humaine.
Le travail est l’occasion de développer les vertus du désert. « Qu’il est nécessaire aux moines de travailler dans les champs, sous la pluie, le soleil, dans la boue, la glaise et le vent ! Ils nous inspirent la vertu, nous rendent stables comme la terre où nous vivons.
En même temps, le travail est apprentissage de la vie commune. C’est le lieu par excellence où cristallisent les relations fraternelles. Ainsi, en plus du courage et de la ténacité, du sens du réel et de la responsabilité, le travail inculque au moine l’attention aux autres, la délicatesse, la générosité, la patience. Toutes qualités dont l’absence pourrait compromettre sa vie de prière.
Les Activités Agricoles et Agroalimentaires
Sur plus de 100 hectares, ils cultivent des céréales (blé, orge, maïs), élèvent des vaches laitières, et entretiennent un potager, un verger et un rucher. Ils dirigent également des ateliers agroalimentaires où sont produits miels, confitures, fromages, ainsi que leur produit phare, Germalyne, un complément alimentaire à base de germes de blé.
Tandis que la culture céréalière est exclusivement orientée vers l’alimentation de leur troupeau de vaches laitières, les récoltes issues de leurs verger, jardin potager et rucher couvrent à peine les besoins internes de la communauté. Aussi les moines ne peuvent-ils se contenter de l’agriculture pour vivre.
La part lucrative du travail, celle qui garantit à la communauté sa subsistance matérielle, repose pour l’essentiel sur l’activité de notre atelier de confitures et celle du Moulin de La Trappe. Cette petite PME fabrique, conditionne et expédie toute la gamme de nos compléments alimentaires. Ce sont des dérivés de la fameuse Germalyne, notre produit phare à base de germe de blé, mis au point dans les années 1930. Ces deux emplois occupent à eux seuls une bonne douzaine de frères.
L’abbaye est équipée d’une usine agro-alimentaire (moulin, atelier confitures, bâtiment de stockage et d’expéditions). La capacité de production de l’abbaye des Sept Fons est assez impressionnante. Plus de 500 000 pots de confiture sont produits par les moines chaque année.
Une quarantaine de confitures différentes sont fabriquées (gelées, allégées, concentrées). Elles sont entreposées, avec le reste des produits de l’abbaye de Sept Fons, dans un grand entrepôt.
En cultivant et en produisant la majorité de leurs produits, les moines garantissent une qualité élevée. Les produits de l’Abbaye de Sept-Fons sont fabriqués par ces derniers, à raison de 4h de travail par jour. On trouve des compléments alimentaires, des biscuits et des petits déjeuners, des confitures, des boissons etc.
Le Moulin des Trappes est une société possédée par l’abbaye de Sept Fons. Les confitures et le Germalyne tradition sont conçus par les moines eux-mêmes. Quelques produits de la gamme “Germa” sont fabriqués par des ouvriers, afin de préserver le temps de prière des moines, qui a lieu sept fois par jour.
L’abbaye de Sept Fons sous-traite de rares produits, par manque d’équipement. Par exemple, les biscuits et les piluliers sont fabriqués en externe, bien qu’ils soient fabriqués à partir des ingrédients des moines. Enfin, l’abbaye de Sept Fons conditionne certains produits, tels l’huile de germe de blé ou le cacao.
La plupart des produits de l’abbaye de Sept Fons sont bio. C’est pourquoi on les retrouve dans des magasins spécialisés du réseau bio et sur Official Vegan Shop.
La Germalyne : Produit Phare de l'Abbaye
Mais c’est surtout la gamme de produits “Germa” qui fait le succès de l’abbaye, avec une production historique qui démarre en 1930. La Germalyne est une marque déposée qui fait notamment la renommée des produits de l’abbaye, bien qu’il s’agisse d’une gamme non bio.
Depuis 1930, les moines déclinent ce complément alimentaire en plusieurs produits, en fonction des ingrédients qui sont ajoutés à la farine de germe de blé. Ce produit nécessite une grande quantité de blé, afin d’en isoler le germe et de le transformer en poudre.
1,5 tonne de blé est nécessaire pour produire un seul kilo de germe de blé. Ainsi, le monastère ne peut pas s’en procurer autant en Europe en provenance de l’agriculture biologique. Les moines achètent donc le germe non bio auprès de grands moulins français.
Il est ensuite travaillé au moulin des Trappes de l’abbaye de Sept Fons, jusqu’à obtenir une fine poudre. Le travail sur meule de pierre est privilégié : l’automatisation est extrêmement réduite dans l’abbaye des Sept Fons.
Les valeurs de l’Abbaye de Sept-Fons guident non seulement leur mode de vie monastique mais également la production et la commercialisation de leurs produits, reflétant leur engagement envers la spiritualité, la qualité, l'environnement et la communauté.
Le Travail Manuel et les Techniques de Production
Les produits confectionnés sur place sont faits à la main par les moines. Les céréales issues des champs cultivables de l’abbaye sont travaillées de manière ingénieuse. Afin d’éviter de recourir à un équipement automatisé et coûteux, des méthodes innovantes ou traditionnelles sont employées sur place.
En commandant leurs produits, vous participez à cette belle aventure et vous vous offrez une expérience gustative unique.
Tableau Récapitulatif des Activités de l'Abbaye
Activité | Description |
---|---|
Agriculture | Culture de céréales, élevage de vaches laitières, potager, verger, rucher |
Agroalimentaire | Production de miels, confitures, fromages, Germalyne |
Fabrication | Confitures (40 variétés), produits à base de germe de blé |
Production annuelle de confitures | Plus de 500 000 pots |
TAG: #Confitur