Chaîne Alimentaire Marine : Définition et Importance

La chaîne alimentaire caractérise une suite de relations alimentaires existant entre les êtres vivants : chaque être vivant mange celui qui le précède. Il existe autant de chaînes alimentaires que de milieux. On distinguera par exemple la chaîne alimentaire aquatique de la chaîne alimentaire terrestre.

Définition Technique

La chaîne alimentaire se divise en 3 catégories d'êtres vivants :

  1. Les producteurs, souvent des végétaux, mais plus généralement le réseau autotrophe, c'est-à-dire, qui se suffit à lui-même.
  2. La catégorie des consommateurs : les herbivores, les carnivores primaires (qui se nourrissent d'espèces herbivores) et les carnivores secondaires (qui se nourrissent de carnivores primaires).

Les Acteurs de la Chaîne Alimentaire Marine

Le Plancton

Le plancton est essentiel à la chaîne alimentaire marine. Il permet de nourrir de nombreuses espèces de poissons.

Phytoplancton

Le plancton végétal est composé principalement de micro-algues planctoniques qui effectuent la photosynthèse, contribuant ainsi à la production d’oxygène et à la fixation du dioxyde de carbone dans les océans. Parmi les phytoplanctons les plus répandus, il y a les diatomées, les dinoflagellés et les chrysophycées, etc.

Zooplancton

Le zooplancton marin désigne l’ensemble des micro-organismes vivant dans les océans.

Plancton Bactérien

Le plancton bactérien est composé de bactéries planctoniques qui sont des micro-organismes unicellulaires présents en abondance dans les océans. Les bactéries planctoniques décomposent la matière organique morte, recyclant les éléments nutritifs essentiels pour le fonctionnement de l’écosystème marin.

Plancton Viral

Le plancton viral est omniprésent dans les océans et constitue une composante importante du plancton.

Exemple de Chaîne Alimentaire Aquatique

Au départ de la chaîne alimentaire aquatique se trouvent toujours les végétaux (phytoplanctons) qui se développent grâce à la lumière, au gaz carbonique (CO2) et aux sels minéraux. Les petits poissons et les larves y trouvent un habitat. Ce phytoplancton est ensuite mangé par des petits organismes vivants : c’est le zooplancton. Le zooplancton est à son tour mangé par des petits poissons eux-mêmes mangés par des poissons plus gros. Ces maquereaux nourrissent les poissons encore plus gros comme les thons. Ces gros poissons sont alors mangés par les requins qui sont au bout de la chaîne alimentaire. On les appelle les « super-prédateurs ».

La Vie Marine en Arctique

Comparé aux autres océans, l’Arctique est plutôt pauvre en espèces. Depuis le zooplancton et jusqu’aux animaux des grands fonds, la vie marine est, le plus souvent, endémique ; c’est-à-dire typique de cette région. Cette faune arctique, qui s’avance en mer de Norvège mais ne franchit guère la mer de Béring, est donc précieuse. La circulation océanique favorise l’éclosion de la vie marine, en apportant les éléments indispensables à la croissance des algues planctoniques. En hiver, la poussée planctonique - liée à la photosynthèse - est extrêmement ralentie. Les animaux doivent trouver d’autres formes de nourriture : organismes qui ont proliféré en été et détritus divers. Certains invertébrés consomment même des réserves de graisse, accumulées dans leur corps durant l’été.

Même au contact de la glace, des algues poussent (phytoplancton) et les animaux du zooplancton (copépodes, etc.) viennent les brouter. Cette manne attire les poissons, eux-mêmes proies des oiseaux de mer, des cétacés et des phoques.

Ainsi, longtemps ignorée, une vie polaire sous-glaciaire se perpétue au fil des ans, résistant avec succès au gel hivernal. En effet, là où la lumière solaire atteint le fond, la productivité des plantes, et donc des animaux, est accrue. Les fleuves apportent des nutriments continentaux avec le redoux printanier et la glace fond plus vite dans les estuaire qu’ailleurs.

D’un point de vue général, on peut dire que la biomasse des espèces constituant les niveaux les plus élevés du réseau alimentaire océanique arctique (vertébrés) est relativement faible. Mais via l’ensemble de la chaîne, les polluants se retrouvent concentrés dans les ultimes prédateurs (oiseaux de mer, phoques, cétacés, ours…).

Polynies Arctiques

Au cœur de la banquise arctique, vents et courants créent des zones d’eau libre - c’est-à-dire libre de glaces - appelées polynies. Leur présence permet une abondante activité de la vie marine (plancton, poissons, oiseaux et mammifères marins). Certaines polynies apparaissent régulièrement, comme la Grande Polynie Sibérienne de la mer de Laptev, présente chaque année du début octobre à la fin du mois de juin. Même au plus froid de l’hiver, elle s’étend sur plus de 2OO km et ses eaux libres permettent aux morses et aux phoques d’y subsister, accompagnés de leurs prédateurs (ours, renards). Dès le début du printemps, eiders, guillemots, canards à longue queue, etc.

Les polynies côtières (du russe polynia, clairière) naissent lorsque le vent repousse les glaces de la banquise vers le large, appelant ainsi en surface des eaux sous-jacentes moins froides et libérant une zone d’eau libre ; dans ce “trou d’eau”, le processus de formation de glace/expulsion par le vent s’auto-entretient. Les polynies sont de véritables “fabriques” de glace de mer et donc de saumures.

Vie à l'Intérieur de la Banquise

À l’intérieur de la banquise elle-même, la vie s’installe entre les cristaux de glace douce, dans les fins chenaux de saumures. Un réseau alimentaire complet composés d’algues planctoniques (prasinophytes, dinoflagellés, chrisophytes, diatomées) et de décomposeurs (bactéries) se développe ainsi. Certains de ces organismes passent toute leur vie dans la banquise, d’autres seulement une partie. Mais tous sont adaptés à des écarts de salinité et d’éclairement importants. Ainsi, même durant l’hiver arctique, certaines algues continuent leur photosynthèse en profitant des très faibles lueurs de la nuit polaire. Ces organismes proviennent du monde marin mais aussi des fleuves. En hiver, la diversité des espèces et leur quantité est faible ; mais au printemps, leur développement, puis celui de leurs consomateurs, explosent. À l’automne, au moment de la prise de la banquise, ils restent accrochés à la glace.

Les Grands Fonds Arctiques

Les grands fonds de l’océan Glacial, coiffé de son couvercle de banquise permanente, sont plus pauvres que ceux des autres océans, car la photosynthèse de surface y est plus réduite. Cependant, comme ailleurs dans les abysses, des oasis de vie indépendantes de la photosynthèse se développent localement, profitant de sources de méthane et de sulfate d’hydrogène qui s’échappent du sous-sol. Les producteurs primaires ne sont plus alors des algues - car il n’y a pas de lumière - mais des bactéries capables de “digérer” le méthane ou les sulfates : la photosynthèse laisse la place à une chimiosynthèse. En mer de Barents, un volcan de boue a ainsi été découvert, nappé d’un film blanchâtre : des bactéries. Les chercheurs y ont rencontré une faune particulière, dont toute la chaîne alimentaire est basée sur ces bactéries mangeuses de méthane. Au cours de l’été 2001, une campagne océanographique a découvert à son tour une dorsale active, la dorsale Gakkel, qui recèle une succession de volcans sous-marins et de “fumeurs noirs” (cheminées hydrothermales).

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