Alimentation Rationnelle de Crenan : Définition et Spécialisation dans la Nutrition Animale

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L'Histoire d'ARC Nutrition

ARC Nutrition a été créée en 1984 en Bretagne, au cœur de la première région française d'élevage.

Ban et Arrière-Ban : Contexte Historique

Le terme ban et arrière ban évoque davantage le moyen âge ou les débuts de l’époque moderne que le xviiie siècle. L’institution n’est pourtant jamais abolie sous l’Ancien Régime et se concrétise même en cas de menaces côtières. Ses racines trouvent leurs sources dans l’ost médiéval, le ban désignant le regroupement des vassaux et l’arrière-ban celui des arrières-vassaux.

Plus de distinction de ce genre à l’époque moderne d’où l’emploi de la totalité de l’expression pour désigner la mobilisation exceptionnelle des gentilshommes, tenus d’acquitter l’impôt du sang. Le sceau de l’archaïsme marque donc ce regroupement de nobles.

Mobilisations Fréquentes sous Louis XIV

Dans la seconde moitié du règne de Louis XIV, la Bretagne était bien souvent livrée à elle-même, le gros des armées combattant sur les frontières du Nord et de l’Est. Quelques escadrons de cavalerie ou de dragons ne présentaient pas une garantie suffisante, en dépit de leur mobilité. Dès lors s’avérait indispensable le recours à des troupes non régulières : milices bourgeoises et garde-côtes, ban et arrière-ban.

Cette dernière formation se démarquait des autres par son caractère élitiste, non seulement lié à sa composition sociale mais aussi au fait que ses membres servaient à cheval. La fréquence des convocations suffit à montrer que les autorités attachaient une importance à l’arrière-ban. Des rassemblements eurent lieu en 1689, 1690, 1691, 1692, 1696, 1703, 1705 et 1711.

Il ne s’agissait cependant pas, à chaque fois, d’une mobilisation totale. Quand le danger semblait moindre, on se contentait de faire appel à deux ou trois compagnies de la noblesse. En 1703, seuls les évêchés de Vannes et de Quimper furent concernés. En outre, la mobilisation concernait rarement tout l’effectif d’un diocèse. En 1705, soixante gentilshommes du comté de Nantes seulement se rendirent effectivement en Cornouaille.

Les gentilshommes bretons ne servaient pas obligatoirement dans leur évêché mais ils bénéficiaient de l’assurance de ne pas sortir de la province. En contrepoint, le ban et l’arrière-ban de certaines provinces de l’intérieur du royaume étaient périodiquement envoyés en Bretagne. Les généralités voisines du Maine et de la Touraine furent particulièrement sollicitées, en 1689 et 1696 notamment, mais des provinces plus lointaines contribuèrent également. En 1696, les gentilshommes du Nivernais séjournèrent à Lamballe et ceux du Limousin à Dinan. On abandonna ensuite le procédé.

Les frais occasionnés par le déplacement et le séjour de ces troupes pesèrent sans conteste dans la décision. Les troubles dont se rendirent coupables certains gentilshommes, comme ceux de Touraine à Clisson durant l’été 1689, qui mirent la ville et les environs en coupe réglée, ne purent que la conforter. Plus que la noblesse du cru, celle venant d’autres provinces semble particulièrement rétive à toute discipline au point que le duc de Chaulnes évoque son embarras.

En effet, autant les nobles bretons reconnaissaient l’autorité des cadres militaires de leur province, autant ceux du Maine ou de Touraine n’obéissaient pas de bonne grâce à des responsables d’une autre province que la leur.

Efficacité Douteuse et Discipline

Les témoignages quant à l’utilité de la convocation du ban et de l’arrière-ban présentent des contradictions. Seul Vauban, alors qu’il coordonne la défense de Brest et de Saint-Malo, rejette toute idée de rassemblement des nobles de la province, dans une apostille assassine : « Au nom de Dieu, ne m’envoyez pas un seul homme d’arrière-ban car outre que je ne sçay qu’en faire et qu’ils ne sont bons qu’à embarrasser par leurs désordres et piailleries continuelles, c’est que nous ne saurions comme quoy les faire subsister. »

Ce jugement lapidaire confirme l’exclusion du ban de la réflexion tactique et son manque évident de discipline. Les gentilshommes bretons ne se pliaient en effet que difficilement aux ordres donnés.

Conscients des insuffisances de cette troupe, les responsables militaires cherchèrent à la discipliner et à lui inculquer quelques rudiments d’art militaire. En 1702, les gentilshommes des évêchés de Saint-Brieuc et de Tréguier sont exercés par Du Deffand de La Lande alors que le maréchal de Châteaurenault se charge trois ans plus tard de deux compagnies du Léon. Un léger entraînement permettait au moins de lutter contre le désuvrement.

Toutefois, la plupart du temps, les nobles furent simplement passés en revue et laissés à eux-mêmes. Avec les années, les convocations s’espacèrent, les responsables militaires ne nourrissant plus guère d’illusions sur les capacités militaires du ban et de l’arrière-ban, au point de lui préférer les détachements des milices bourgeoises, certainement plus dociles.

Quand, en 1711, le maréchal de Châteaurenault remarque que de nombreux nobles sont officiers dans les milices garde-côtes, il ajoute laconiquement : « On ne doit guère compter sur le reste. » Assurément, lorsque s’achève le règne du Roi Soleil, la messe semble dite pour le ban et arrière-ban.

Difficultés et Différends

Les deux préoccupations principales des autorités provinciales concernant les troupes de la noblesse étaient d’une part de régler les différends à propos de l’exercice du commandement et, d’autre part, d’assurer leur subsistance. La convocation des gentilshommes se faisait dans le cadre territorial des neuf évêchés bretons.

Le rôle des sénéchaux consistait pour l’essentiel à organiser le rassemblement des nobles, d’abord dans des cantons désignés à l’avance puis en un point précis de chaque évêché. Par des revues, ils s’assuraient de la présence de tous les requis. À cette fin, chaque capitaine faisait prévenir ses hommes par l’intermédiaire des recteurs.

En revanche, en aucun cas, les sénéchaux n’étaient colonels de droit des régiments de la noblesse. Le roi nommait en effet chaque colonel, portant son dévolu sur un noble puissant et respecté, comme M. de La Rivière, gouverneur de Saint-Brieuc, au début du xviiie siècle, pour le diocèse correspondant. Les autres officiers, par contre, étaient élus par les nobles, ce qui se pratiqua encore en 1746.

La principale source de contestation survenait lorsque la troupe séjournait sur les côtes. En effet, les dépositaires de la défense côtière étaient les milices garde-côtes dont les officiers, tous nobles, partageaient de mauvaise grâce leur commandement. Ils entendaient même subordonner à leur autorité les troupes de noblesse assignées à leur département.

Assurer la subsistance des compagnies de noblesse n’était pas non plus tâche aisée. Habituellement, quand des lettres patentes convoquaient le ban et arrière-ban, la subsistance était assurée à l’instar des troupes réglées. À une différence près toutefois : on ne puisait pas dans le fonds de l’Extraordinaire des guerres mais dans un autre, spécialement constitué pour l’occasion et alimenté par tous ceux ne pouvant - et, bien souvent, ne voulant pas - contribuer au service effectif.

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