AERIUS est un médicament de pointe destiné au traitement des allergies et des affections respiratoires. Aerius est un médicament conçu pour traiter les manifestations allergiques.
Composition et Principe Actif
Il contient de la desloratadine, un antihistaminique de deuxième génération.
Qu'est-ce que la desloratadine?
La desloratadine fonctionne en inhibant l'action de l'histamine, substance chimique libérée par le système immunitaire en réaction à un allergène. L'histamine est responsable des symptômes allergiques tels que les éternuements, la rougeur et l'irritation oculaire, l'écoulement nasal et les démangeaisons cutanées.
Aerius est-il un corticoïde?
Non, Aerius n'appartient pas à la famille des corticoïdes. Aerius est un antihistaminique de dernière génération, dont le composant actif est la desloratadine. Il est indiqué pour le traitement des manifestations allergiques, notamment les rhinites allergiques (éternuements, écoulement nasal, démangeaisons) et l'urticaire.
Efficacité d'Aerius
L'efficacité d'Aerius buvable a été démontrée lors de trois études en pédiatrie. Aerius est recommandé pour soulager les symptômes de la rhinite allergique et de l'urticaire. Il peut également être utilisé dans le traitement d'autres manifestations allergiques, comme les allergies aux animaux domestiques et aux acariens.
Pourquoi Privilégier une Prise le Soir?
Plusieurs raisons peuvent justifier la prise d'Aerius en soirée :
- Effet sédatif: Aerius, comme les autres antihistaminiques de deuxième génération, peut provoquer une légère somnolence chez certaines personnes. Bien que cet effet soit généralement modéré, il est préférable de prendre Aerius le soir pour éviter toute sensation de fatigue durant la journée.
- Atténuation des symptômes nocturnes: Les manifestations allergiques peuvent s'intensifier pendant la nuit, particulièrement chez les personnes souffrant de rhinite allergique. La prise d'Aerius en soirée permet d'atténuer ces symptômes et de bénéficier d'un sommeil plus réparateur.
- Durée d'efficacité: Aerius agit pendant 24 heures.
Effets Secondaires Possibles
Voici un aperçu des effets secondaires possibles associés à la prise d'Aerius :
Fréquence | Effets secondaires |
---|---|
Très fréquents (≥1/10) | Aucun effet très fréquent n'a été signalé |
Fréquents (≥1/100 à <1/10) | • Fatigue • Maux de tête • Somnolence • Bouche sèche |
Peu fréquents (≥1/1 000 à <1/100) | • Insomnie • Nervosité • Étourdissements • Douleurs abdominales • Nausées • Diarrhée • Myalgies (douleurs musculaires) |
Rares (≥1/10 000 à <1/1 000) | • Réactions allergiques • Éruption cutanée • Tachycardie (accélération du rythme cardiaque) • Palpitations • Élévation des enzymes hépatiques |
Très rares (<1/10 000) | • Réactions allergiques sévères (anaphylaxie) • Hallucinations • Convulsions • Troubles hépatiques |
Contre-indications
Voici les contre-indications relatives et absolues à la prise d'Aerius :
- Absolues
- Hypersensibilité à la desloratadine ou à l'un des excipients
- Hypersensibilité à la loratadine
- Relatives
- Grossesse et allaitement (utilisation déconseillée en l'absence de données suffisantes)
- Insuffisance rénale sévère (utilisation avec précaution)
Précautions d'emploi
- Insuffisance hépatique sévère (réduction de la dose recommandée)
- Personnes âgées (surveillance accrue)
- Enfants de moins de 12 ans (utiliser les formulations adaptées)
Interactions médicamenteuses
- Érythromycine
- Kétoconazole
- Certains antidépresseurs
- Médicaments prolongeant l'intervalle QT
Conditions particulières
- Épilepsie (risque de convulsions)
- Conduite de véhicules et utilisation de machines (risque de somnolence)
Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé.
Alternatives à Aerius
Il existe plusieurs alternatives à l'Aerius pour traiter les symptômes allergiques.
Médicaments pour la toux
Une toux bien tolérée ne nécessite pas systématiquement de traitement médicamenteux. Les médicaments pour soulager la toux sèche sont des médicaments dits antitussifs. Ils diminuent le réflexe de la toux en agissant sur ses centres situés dans le cerveau. Aucun médicament contre la toux de ce type ne doit être utilisé plus de quelques jours sans avis médical.
Si la toux est due à un reflux gastro-œsophagien, son traitement repose sur les antiacides. En cas de toux grasse, des sirops contenant des fluidifiants bronchiques peuvent être utilisés. Ils sont destinés à diminuer la viscosité des sécrétions et à faciliter leur expectoration.
Types d'antitussifs
Les antitussifs se divisent en plusieurs catégories : antitussifs opiacés, antitussifs antihistaminiques et antitussifs non opiacés et non antihistaminiques. Parmi ces médicaments, on en trouve certains qui associent la substance antitussive à un fluidifiant bronchique.
Antitussifs opiacés
Les antitussifs opiacés sont utilisés dans le traitement symptomatique de courte durée des toux sèches ou d'irritation. Ils ne doivent pas être utilisés en cas d’insuffisance respiratoire ou de toux liée à l’asthme. Leurs principaux effets indésirables sont la constipation, les nausées, les sensations de vertiges et une somnolence qui peut être gênante en cas de conduite automobile ou d’utilisation de machines. Leur utilisation en fin de grossesse peut entraîner une insuffisance respiratoire ainsi que des manifestations de sevrage chez le nouveau-né.
Depuis le 1er mars 2025, les médicaments contenant de la codéine, y compris les sirops antitussifs, doivent être prescrits sur une ordonnance sécurisée afin de réduire les risques de mésusage, de dépendance et d’abus. De plus, la durée maximale de prescription de ces médicaments ne devra plus dépasser trois mois (12 semaines).
Les sirops antitussifs à base de pholcodine (BIOCALYPTOL, DIMETANE, PHOLCODINE BIOGARAN) ne sont plus disponibles depuis septembre 2022, en raison d’un risque de réaction allergique grave aux curares (produits utilisés lors des anesthésies générales) chez les patients ayant pris de la pholcodine. Le risque existe même si la prise de pholcodine est ancienne.
Antitussifs antihistaminiques
Les antitussifs antihistaminiques sont plutôt recommandés en cas de toux sèche et irritante survenant la nuit, en raison de leur effet sédatif. Ils ont des effets dits atropiniques (sécheresse de la bouche, constipation, blocage des urines, troubles visuels) qui expliquent certaines contre-indications (glaucome à angle fermé, adénome de la prostate).
D’autres antitussifs sont également indiqués dans le traitement de courte durée des toux sèches.
Fluidifiants bronchiques
Les fluidifiants bronchiques (également appelés mucolytiques) peuvent être utilisés en cas de toux grasse, notamment au cours des affections bronchiques aiguës (bronchite aiguë et crise de bronchite chronique). Ils sont destinés à diminuer la viscosité des sécrétions bronchiques afin de faciliter leur élimination lors de la toux. Mais leur intérêt thérapeutique n'est pas bien établi.
Leurs effets indésirables sont des troubles digestifs (douleur d’estomac, nausées, vomissements, diarrhée), des maux de tête, une somnolence, des vertiges, exceptionnellement des réactions allergiques.
Des sirops à base de lierre grimpant peuvent être proposés en cas de toux grasse.
Des médicaments contenant de la terpine ou des terpènes (pin, niaouli...) sont également utilisés dans le traitement des affections respiratoires accompagnées de sécrétions importantes.
Traitements pour la rhinite allergique
Différents types de médicaments permettent de soulager les symptômes de la rhinite allergique. Le choix du traitement dépend notamment de l’intensité des symptômes.
Le traitement de la rhinite allergique passe d’abord par l’éloignement des substances allergisantes, lorsque cela est possible. Un médicament antihistaminique est souvent prescrit, à prendre par voie orale ou nasale.
Les corticoïdes en suspension nasale sont également prescrits mais ils exposent à davantage d’effets indésirables : saignement de nez, irritation, fragilisation de la muqueuse nasale en cas de traitement prolongé.
Antihistaminiques H1
Les antihistaminiques H1 bloquent la production d’histamine, une substance qui joue un rôle majeur dans le déclenchement des réactions allergiques. Les antihistaminiques de type H1 les plus récents (antihistaminiques dit de 2e génération) sont en général peu sédatifs aux doses préconisées.
Ils ont une longue durée d’action ce qui permet le plus souvent une seule prise par jour. Certaines présentations contenant de la cétirizine, de la fexofénadine ou de la loratadine sont disponibles sans ordonnance. Leur utilisation en automédication est toutefois réservée à l’adulte et à l’enfant de plus de douze ans.
Corticoïdes en suspensions nasales
Les corticoïdes en suspensions nasales sont particulièrement efficaces en cas de rhinite allergique, grâce à leur activité anti-inflammatoire sur les muqueuses du nez. Il n’y a pas de différence significative entre les différents corticoïdes. Tous exposent à plus d’effets indésirables que les autres traitements par voie nasale : saignement de nez, irritation, fragilisation de la muqueuse nasale en cas de traitement prolongé.
L’utilisation des corticoïdes par voie nasale sur de longues périodes peut également provoquer des effets généraux tels que cataracte, diminution de la densité osseuse ou ralentissement de la croissance chez l’enfant. Ces médicaments ne peuvent être vendus que sur ordonnance, à l'exception de HUMEX RHUME DES FOINS, qui peut être en accès direct dans certaines pharmacies.
Solutions nasales contenant du cromoglycate de sodium
Les solutions nasales contenant du cromoglycate de sodium, un antiallergique, sont souvent d'efficacité moindre que les corticoïdes, mais sont mieux tolérées.
Antihistaminiques H1 en collyre
Les antihistaminiques H1 en collyre sont également indiqués dans le traitement de la conjonctivite allergique lorsqu'elle est associée à la rhinite. Ils s’administrent en général deux fois par jour.
Antihistaminiques de première génération
Les antihistaminiques de type H1 les plus anciens (antihistaminiques dits de première génération) ne sont habituellement plus recommandés. Ils ont un effet sédatif qui peut induire une somnolence parfois intense chez certaines personnes : elle expose à un risque d'accident en cas de conduite automobile ou d’utilisation de machines dangereuses. Ils peuvent avoir également des effets indésirables atropiniques (bouche sèche, constipation, troubles de l'accommodation, blocage des urines).
Le kétotifène est un antihistaminique antiallergique d'ancienne génération.
Le bromure d'ipratropium (ATROVENT NASAL) a un effet asséchant et n’est actif que sur l’écoulement du nez.
Les oligoéléments à base de manganèse sont parfois utilisés comme modificateurs de terrain dans le cadre du traitement des allergies.
Désensibilisation (immunothérapie)
La désensibilisation (immunothérapie) est envisagée après échec des traitements précédents ou quand la rhinite chronique devient très gênante. Elle nécessite que le patient soit motivé, la gêne subie suffisamment importante et que l'allergène soit identifié par des tests cutanés ou un dosage des IgE spécifiques.
La désensibilisation peut être réalisée à l'aide d'allergènes préparés spécialement pour des individus (APSI) ou de médicaments ayant une AMM. Les APSI sont des médicaments préparés spécialement pour un seul individu, sur la base d’une prescription médicale. Ils ont donc une composition, une concentration et une posologie fixées en fonction de chaque patient.
Le traitement par APSI comporte habituellement un traitement initial à doses progressives, suivi d’un traitement d’entretien à dose constante. Ces médicaments sont administrés par voie sublinguale. La première prise se fait sous la surveillance du médecin afin de prendre en charge rapidement une éventuelle réaction allergique grave (œdème de la gorge, difficulté à avaler, chute de la pression artérielle, difficulté à respirer).
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